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Cité Internationale de la Tapisserie

Aubusson (23)

Culture

Cité Internationale de la Tapisserie

Année de livraison :

2016

Surface de plancher (en m2) :

4600

Coût total (en € HT) :

6 800 000

Maître d'ouvrage :

Syndicat mixte de la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson (23)

Maître d'oeuvre :

Agence Terreneuve - Paris (75)

Bureau d'étude bois :

Khephren - Paris (75)

Entreprise(s) lots bois :

SAS Guyot et Associés

Lamelliste :

Cosylva - Bourganeuf (23)

Utilisation du douglas :

646 éléments (brise-soleil) mis en œuvre dans différentes tailles et sections soit 55 m3 de lamellé-collé de douglas (GL24H). Ces éléments ont nécessité 200 heures de fabrication en atelier plus 200 heures de taille sur machine à commande numérique.

Descriptif :

La Cité Internationale de la Tapisserie a ouvert ses portes au public en juillet 2016 au sein du bâtiment de l’ancienne Ecole Nationale d’Art Décoratif (ENAD) d’Aubusson, entièrement réhabilité à cet effet. Le douglas, essence très présente sur le territoire creusois, en dessine les contours.

Un espace d’exposition renouvelé
La Cité Internationale de la Tapisserie a été mise en place comme une réponse à l’inscription de la tapisserie d’Aubusson au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2009. Elle a pour mission de conserver, d’enrichir et de mettre en valeur ce grand savoir-faire. Imaginé par l’agence TerreNeuve (Paris), ce nouvel équipement a pris place dans l’ancienne ENAD d’Aubusson, une des trois premières à avoir été crées en France avec Paris et Limoges. Tout un symbole.
La réhabilitation de l’ensemble a été menée en réemployant un maximum d’éléments d’origine du bâtiment construit en 1969 par Robert Danis. L’équipe de Terreneuve, emmenée par Nelly Breton et Olivier Fraisse, a su s’appuyer sur la structure existante en vue d’optimiser l’espace disponible, notamment par la reprise en sous- œuvre du bâtiment créant ainsi un espace d’exposition aux dimensions monumentales. Les surfaces d’exposition sont ainsi triplées par rapport à l’ancien musée départemental, dont la Cité a repris la gestion depuis 2011.
Ce sont les scénographes Frédérique Paoletti et Catherine Rouland qui signent le parcours muséographique. Inspiré des techniques du décor de théâtre, il offre une véritable immersion dans l’univers de la tapisserie d’Aubusson en quatre espaces distincts, que plus de 10 000 visiteurs ont pu découvrir depuis l’ouverture.

Le douglas : un bois local comme écrin
Le Douglas, essence largement répandue en Limousin, a naturellement été choisi par l’agence d’architecture pour réaliser la trame évoquant le métier à tisser en façade. L’essence est une référence sur le marché de la construction. Réputée pour sa résistance mécanique et sa durabilité naturelle, elle autorise la réalisation de projet architecturaux exigeants, comme ce fut le cas pour la Cité de la Tapisserie.
Les brise-soleil n’ont pas de fonction structurelle, mais ils participent au confort thermique et visuel du bâti. Le douglas mis en œuvre dans le projet a été purgé d’aubier, il est donc naturellement durable et n’a pas nécessité de traitement de préservation. Seul un saturateur ‘‘teinte vieux bois’’ a été appliqué pour anticiper la patine naturelle du bois. On connait bien le douglas en bardage et en structure, mais l’essence est aussi particulièrement adaptée aux brise-soleil pour des bâtiments d’envergure, grâce aux grandes sections disponibles et à sa durabilité. Les bois proviennent des forêts environnantes. Ils ont ensuite été soigneusement sélectionnés, à la fois sur des critères de durabilité, de résistance mécanique et d’esthétique. Si les 646 éléments qui constituent la trame sont de tailles et de sections différentes, la plupart sont en 100x200 mm, et tous en classe GL24H.